DPE F ou G : l'impact sur les prix immobiliers en France

SDI Expertise
24 avril 2025
DPE F ou G : l'impact sur les prix immobiliers en France

Envisager l’achat ou la vente d’un bien immobilier classé F ou G, ces fameuses "passoires thermiques", soulève de nombreuses questions. Ces logements, pénalisés par un Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) défavorable, voient leur prix chuter drastiquement. Vous imaginez un logement de 150 m² perdant jusqu’à 180 000 euros par rapport à un bien classé A ou B ? Une différence qui pousse à s’interroger sur les implications économiques et écologiques de ces biens énergivores.

L’impact du DPE F ou G sur les prix immobiliers en France

Avec les récentes réglementations énergétiques, les logements classés F ou G attirent une attention croissante. Pourquoi ces biens sont-ils si dévalorisés ? Leur classification repose sur leur consommation énergétique et leurs émissions de gaz à effet de serre. Ces critères influencent directement leur attrait pour les acheteurs.

Un logement classé F ou G consomme plus de 330 kWh/m² par an, un chiffre qui alerte. Ces habitations, souvent mal isolées et équipées de systèmes de chauffage dépassés, sont perçues comme des gouffres énergétiques. Les propriétaires se retrouvent face à des acheteurs plus exigeants, à juste titre, car ces biens nécessitent des travaux coûteux pour améliorer leur performance.

Un logement avec un DPE défavorable perd jusqu’à 22 % de sa valeur selon la région.

Le marché immobilier reflète cette réalité : les acheteurs, désormais sensibilisés aux enjeux climatiques, privilégient des logements économes en énergie. Les biens classés A ou B, synonymes de durabilité, attirent davantage. Vous vous demandez sûrement quel impact cela a sur la valeur de votre bien ?

Les travaux et investissements nécessaires pour améliorer un DPE

Les propriétaires de ces "passoires thermiques" doivent souvent entreprendre des rénovations coûteuses : isolation des murs, remplacement des systèmes de chauffage ou installation de fenêtres à double vitrage. Ces améliorations, bien que coûteuses, augmentent la valeur du bien et facilitent sa revente. Mais combien cela représente-t-il réellement en termes financiers ? En moyenne, de tels travaux oscillent entre 15 000 et 50 000 euros.

Ces rénovations permettent non seulement d’améliorer le DPE, mais aussi de séduire les acheteurs. En revanche, l’inaction expose les propriétaires à des sanctions légales. À partir de 2025, les logements les moins performants seront interdits à la location, une contrainte qui risque d’amplifier la pression financière sur les propriétaires concernés. Cette échéance impose donc des choix stratégiques.

La décote immobilière des biens classés F ou G

Les biens classés F ou G subissent une décote importante, parfois atteignant 22 %. Cette perte reflète non seulement la perception des acheteurs, mais aussi les coûts des rénovations nécessaires. Sur un marché tendu, comme à Paris, cette baisse est limitée à environ 12 %. Cependant, dans des régions moins attractives, la chute peut être bien plus marquée.

À Limoges ou dans certaines zones rurales, où la demande est faible, la décote dépasse souvent 20 %. À Lyon, où le marché est plus dynamique, elle avoisine les 18 %. Ces disparités régionales montrent à quel point la localisation joue un rôle majeur dans l’évaluation des biens immobiliers. Mais quel que soit l’endroit, les acheteurs intègrent systématiquement ces coûts dans leurs négociations.

Les solutions pour limiter l’impact d’un DPE défavorable

Capture d'écran montrant le bilan 2024 de MaPrimeRénov', une dynamique qui progresse

Face à un DPE peu flatteur, les propriétaires ne sont pas sans recours. Des aides financières existent pour alléger le poids des travaux de rénovation. MaPrimeRénov’ constitue un exemple concret, permettant de bénéficier de subventions pour des projets énergétiques. En 2024, plus de 340 000 ménages ont profité de ces aides, réduisant ainsi les charges liées à l’isolation, au chauffage ou à l’installation d’équipements performants.

Ces dispositifs incitent à agir rapidement, car ils offrent une double opportunité : améliorer le confort énergétique et valoriser le bien sur le marché. Pensez également à des solutions comme les prêts à taux zéro, qui facilitent le financement de ces travaux. Ces leviers financiers rendent les rénovations plus accessibles, même pour les budgets modestes.

Les perspectives du marché immobilier face aux DPE F ou G

Le paysage immobilier français évolue sous l’influence des réglementations énergétiques et des attentes des acheteurs. Ces derniers recherchent des logements durables, soucieux de réduire leur empreinte écologique. Les biens classés A ou B bénéficient d’une prime sur le marché, tandis que les passoires thermiques continuent de perdre de leur attractivité.

Cette tendance s’accentuera : les propriétaires de biens énergivores devront s’adapter ou accepter des pertes financières conséquentes. Investir dans des rénovations énergétiques n’est donc pas seulement une obligation légale, mais aussi une opportunité stratégique. Vous hésitez encore sur la meilleure option pour votre bien ? Prenez en compte les évolutions du marché et vos priorités personnelles, car le choix que vous ferez aujourd’hui aura des répercussions durables.

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